| Quentin's profilePetit voyage dans la têt...PhotosBlogLists | Help |
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1/30/2008 Une petite fâble...Le cabri et le saule pleureur
Dans une prairie, verte, en bordure d'alpage, Un cabri égaré gambadait calmement Sous le soleil plombé qui le laissait en nage, Recherchant un abri où poser fraîchement.
Au regard apparu, soudainement au loin, Un grand saule pleureur à l'ombrage étendu, Proposant au chevreau un savoureux recoin Qu'en dix sautillements il fut vite rendu.
« Viens donc à couvert, bel animal errant, » Sussura feuillu de sa voix apaisante. « T'es tu donc perdu là, dans ce champs gambadant ? Fuis tu ta famille ? T'es tu trompé de pente ? »
« Ma famille ? N'a que faire à ma propre présence, Ne songeant qu'à brouter et râler sous le vent ! J'ai trouvé ces lieux et leur meilleur aisance, Ne pouvant plus gober les mots, trop hauts, d'avant. »
L'arbre compatissant se prit à l'écouter, Conseillant au mieux le valeureux cabri, Dispensant sa douceur, l'empêchant de chuter, Offrant de chaque jour feuillage en abri...
Quand arriva l'automne et ses pluies fréquentes, Que le vent attisa les larmes à tomber, L'abri et sa protection déjà changeante Lassa le profiteur de franc dénie nimbé !
« Mais où est donc passé, l'aide hier promise ? Pourquoi cet abandon sous les intempéris ? » « Très cher enfant, ici, jamais nous est acquise De toute éternité constante théorie !
Cycles supérieurs rattrapant nos instants, Equilibrant le beau par autant bien moins. Il faut apprendre ainsi, profiter de ces temps, Ne pas les dénigrer parce qu'un peu plus loin... »
L'inconsient jeunôt, d'arrogance aveuglé, Préféra s'en aller, pensant trouver ailleurs Meilleures assurances. Mais se mit à beugler, Rattrapé par la neige et sa forte rigueur !
Tout seul, de son côté, triste mais survivant, S'endormit fort déçu de ce nouvel affront, Prèt à sacrifier sans hésiter pourtant, Pour cette compagnie aurait donné son tronc.
La leçon qui suivit s'en trouva très amère, Apportant la terreur à l'ignorant chevreau, Ne trouvant compagnie, ni toit, dans cet hiver, L'égarant à présent face à ce blanc rideau.
Il songea seulement, bien trop tard ainsi, Qu'un couvert, léger même, eut été préférable N'ayant plus en ces plaines, la moindre herbe rancie. Quelque morceau d'écorce eut été délectable....
11, 12 & 29 Janvier 2008
HCL 1/28/2008 DisjonctéDisjoncté
Les gouttes coulées, sur les câbles dénudés, Une fois de trop sur les fils ainsi rongés : En surtension, et grillant la résistance, Causant par là même chute de puissance.
L’ampoule en accu a perdu son filament, De sa lumière, privé au mauvais moment, Branchée à la terre, pompant au condensateur, Puisant ici pour se garder en teneur.
Dans l’intensité de cet éclair électrique, Le paratonnerre noirci par la statique Souda tous les brins, interdisant tout courant.
Au cœur du tableau, de ce navrant incident, La lampe assombrie, s’accrochant à l’étincelle, Mémorise un jus qui sera son écuelle !
26 Janvier 2008 HCL 1/23/2008 Promesse RompuePromesse Rompue
La belle damoiselle de mort A englouti en elle mon corps :
Elle m’a arraché mon âme, N’y abandonnant que mes drames ;
Elle a épuisé mon cœur, Ne me laissant que mes peurs,
A semé mon trépas, Dans chacun de mes pas ;
Elle m’a vidé Mes restants d’idées !
Je ne suis plus Son bel élu !
Je me meure, En douleur,
Perdu, Rendu…
Moi… Quoi ?
22 Janvier 2008 HCL Mensonge inconscientMensonge inconscient
Tu as eu un coup de coeur, pour moi : Peut-être juste de la pitié, je crois. Tu as promis tant et plus que ça, Mais tu n’avais pas assimilé ce choix là…
Refrain : Je n’sais plus quoi faire, Comment te distraire, Tu m’as mis à terre, Mais j’peux plus me taire : Loin de ta maison, J’ai vu ma raison, Bouffer le gazon, Comme un limaçon !
Tu n’as pas voulu te l’avouer, Mais tu ne parviens même plus à nier, Je n’ai été pour toi qu’un jouet, Incapable de pouvoir un jour t’oublier…
Refrain
Combien de fois ai-je essayé, De t’amener à enfin ensemble parler ? Mais c’était tout comme balayer Le sable du désert, pour le carreler…
Refrain
Tu as eu un coup de coeur, pour moi : Peut-être juste de la pitié, je crois. Tu m’avais promis tant et plus que ça, Mais tu n’avais pas pesé l’implication de tes choix…
22 Janvier 2008 HCL AilesAiles
Toi Déesse éphémère, fille de Déesse, Papillon aux ailes de cire et de tristesse, Phénix écarlate aux reflets de vague à l’âme, Enfant de cachot coincée, dans sa propre trame,
Voleuse intrigante, inconsciente à ses maux, Gemme précieuse, gravant la roche de mots, Ouvrière du grand œuvre et mutations, Toi l’architecte de mes transformations,
Tu as lancé le processus, le sans retour, Et déjà l’on peut entendre : le compte à rebours, La trotteuse affolée engrainant changements.
Les rouages grippés s’élançant lentement, Celui qui battait commence à se figer, Et la grande muraille monte à s’ériger…
22 Janvier 2008 HCL 1/16/2008 L'ascencion et la chute de l'ours volantVoici le produit d'une série de visualisations se clotûrant par une vision flash. Il m'a fallu l'écrire... Mais est ce présage ou simple peur ? ... Ascencion et chute d'un ours volant
Il était une fois, Une étrange prairie Où une grande caisse, Seule en ce paysage, Trônait parmi les herbes Avec un unique arbre Et petite coline.
Pas une fleur, ma foi, Ni une galerie, Juste une brume épaisse En très mauvais présage. Et en cette âme imberbe Eloignée, des palabres, Est née une routine.
Un ours un peu perdu Veint à passer par là, Epris d'affection Pour ce désoeuvrement : Se vit pousser des ailes Et métamorphosé En un ange inquiet.
A la tâche attendu, Sans tarder s'attela, Toutes directions Mutées, présentement. En ouvrier fidèle, Il fallait en oser Et ne point gaspiller.
Il arracha sa vie Pour en faire substance : Matériaux divers, Modelant le décor, Creusant quelques tranchées, Levant des palissades, Sculptant chaque rocher.
Il fit jaillir ainsi L'eau de la délivrance, Traversant ce désert, Y dispersant son or. Empêcha d'approcher Le ravage maussade Outre les cloturés. Après avoir placé Quelqu'objets dans la boite Et s'être reposé De cette oeuvre appliquée, Il sentit le rejet De tout cet alentour Exigeant l'inconnu !
Tout décontenancé De la colère moite, Il attendit posé L'issue, si compliquée, Remettant son projet Pour autre prochain jour Sans ces déconvenues.
La tension restant, Il entra dans l'enceinte, Il ouvrit le couvercle Et regarda dedans. Mais il ne vit rien Et il se retourna, Laissant trainer ses ailes !
Le couvercle tombant, Enserrant son étreinte, Mouvant en demi-cercle, Tranchant commes des dents : De douleurs combien La perte déchaina, Sous machoires d'icelle ?!?
Se servant de ce sang Comme engrais imposé, Arracha de son coeur Les graines passions, Les dispersant deci Delà dans la prairie : De semer décida...
Quelques fleurs espérant, Il ressortit usé, Avançant en sueur Et sans illusions, Quelque peu indécis Sur cette barbarie Que ce bras éroda...
16 Janvier 2007 HCL
1/8/2008 L'homme au coeur d'universL'homme au coeur d'univers
Il est un homme, en ces contrées, A l'esprit fort singulier Dont manière de penser N'est point facile à manier : Il a les mots pour exprimer Ce que trop sont prèt à nier, Qu'il est possible d'accepter Les écarts de l'être lié !
Il a le coeur d'un univers, Extensible à l'éternité, Sachant ne s'exprimer en vers Que preuve à sa fidélité. Des non-oublis ne fait mystère, Sans délit de crédulité, Il sait aimer sans adultère, Même après les finalités !
Son respect vrai n'est jamais feint Car il en va de son honneur : A ce qu'il promet se tient Sans accord de belle de coeur. L'adhésion n'a point de fin, Ne cherchant qu'à donner bonheur ; Ne pouvant remettre à demain Ce qui démontre son ardeur...
Par la promesse qu'il a faite, Il a engagé sa parole : Ce que jamais il ne rejette N'est pour autant son protocole ! Ce que refusent nombres têtes N'est pourtant jamais une obole, Tout ce qu'il offre à sa bluette : Il ne s'en fait pas une idole !
Il n'y a point de jalousie Envers qui regarde la lune, L'intérêt de l'astronomie N'engendrant jamais de rancune ! Il ne cherchera l'ordalie, Au milieu d'aucune dune, Sous un prétexte indéfinie D'une beignade de lagune.
Mais en quel droit pourrait prétendre A refuser sa liberté, A un être qui n'est a vendre Et n'est pas sa propriété ? Il ne cherchera qu'à la rendre Plus heureuse en réalité : Donnant sa vie, pour la défendre, Au mépris des moralités !
Il est un homme prèt d'ici, S'inquiètant à chaque instant Pour ceux qui sont réels amis Et qui comptent pour ce géant. Si l'un d'entre eux a un souci, Pour le soigner à tout moment, Il saura arracher sa vie, Quitte à devenir agaçant !
Il a un coeur tout en guimauve, Dans un univers en coton : Tout empli de secrets d'alcoves Et de mannequins de chiffon. Il mènera son âme aux voeux, Sa belle aimée : sur l'horizon ; Pour lui offrir un champ de mauves, En bouquet comme unique don...
Il est un homme au coeur de brume, Pauvre panda sur le déclin : L'âme portée comme une plume, Dans la tempête du destin. Quand son univers le consumme, Il ne songe qu'à ce festin, Que donne une voix en écume, D'un souvenir un peu mutin !
7 & 8 Janvier 2008 HCL 1/5/2008 Lueur oubliéeLueur oubliée
Un petit soleil s'est oublié dans une éclipse, Son esprit ayant effectué une élispe... Une jolie lueur ne voit plus son coeur : Elle s'est perdue, au coeur de ses peurs... Une luciole perd la vue, Aveuglée par ses bévues... Une étincelle vacille, Dessus son âme en vrille...
Et devant, un sourir D'une lune à fair' rougir, Qui rassure l'étoile froide De sa confiance chue en râde... Pourra peut-être enfin croire en ses chances, Mirrant son âme mise dans la balance, Face à la plume offerte par son vis à vis, Prèt pour l'aider à lui offrir plus que sa vie !
5 Janvier 2007 HCL 1/1/2008 Voeux 2008Voeux 2008
La nuit tombe la, Sur ruine de l'an, Une place cédant A une heure au dela...
Un pas et est passée Frontiere devant, Ne cachant plus vraiment Cette attente amassée...
Ne reste qu'a franchir La ligne démarquée : Pour l'histoire marquer Et nos demains saisir...
Nous reste alors l'espoir De changer nos hiers Et nous montrer fier Des voeux dictés ce soir...
31 décembre 2007 HCL |
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