| Quentin's profilePetit voyage dans la têt...PhotosBlogLists | Help |
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5/28/2007 Petite Nouvelle perso ;)La rencontre
Les dernières lumières du crépuscule cèdent à l’obscur ciel étoilé dans une fine raie de lumière qui semble traverser la voûte céleste l’espace d’un clignement d’œil. Personne ne l’a vu, en fait personne ne la voit jamais ! Les hommes ne regardent jamais à cet instant, ils ne cherchent plus même à regarder le ciel nocturne. Ils sombrent, mélancoliques, sous les rayonnements psychédéliques qui bombardent le tube cathodique de leurs écrans de télévision.
Dans le petit village campagnard, le noctambule Herbert est assis sur le banc de son jardin. L’air fraîchit et il va aller se promener un peu dans le bois pas très loin, écouter sortir les animaux sauvages, sentir leur force et leur vitalité, s’imprégner de leur énergie sauvage et pure qui le rassure souvent.
Il se lève, remonte la petite allée empierrée. Entre les dalles, les herbes sauvages poussent aléatoirement. Il ne les a jamais arraché, il connaît trop leur utilité, il sait leurs secrets, il sait les préparer… Longeant le garage de sa vieille demeure, il rejoint la porte grillagée menant sur la route, où les véhicules ne cessent de passer, toujours trop vite, toujours trop pressés, sur ces étroits lacets goudronné du bas de la côte. Il referme le cadenas rouillé et prend à droite. Passant devant l’arrêt de bus et la fontaine, il tend l’oreille pour ouïr les premiers hululements de la chouette effraie nichant dans le clocher de la chapelle toute proche. Il reprend alors sa route pour se rendre à l’orée de la forêt qu’il juge sacrée. Longeant les maisons, il tente de se contenter des émanations qui s’échappent des masures tristement ténébreuses. Un léger frisson, naissant à la base de sa colonne vertébrale, lui parcourt soudain l’échine, le faisant tressaillir et s’ébrouer comme un chien mouillé sortant d’un lac. Il aime cette sensation, trop peut-être, mais comment aller contre sa nature, sinon en faisant au mieux, en se gardant de maux trop grand, en restant fidèle à sa voie, à son choix, à ses croyances.
Cela fait longtemps qu’il ne veut plus faire souffrir et, du coup, c’est lui qui à trop durement souffert de sa privation, de son repli. Il y a peu, Herbert à décidé de laisser parler sa faim, mais de manière raisonnée, contrôlée. Et sa dernière trouvaille, bien que le laissant souvent quelques instants dans un état nauséeux peu enviable, semble lui suffire pour le moment. De toute manière, il se décharge rapidement du trop plein négatif, le transformant en cette sphère protectrice, le préservant des plaies du monde, et inversement.
Commençant à gravir la petite colline boisée, il se retourne un moment pour observer son éloignement de la civilisation, puis se dirige vers un gros arbre au pied duquel il va s’assoire pour écouter la nature s’endormir… ou plutôt s’éveiller, pour une bonne part de celle-ci tout du moins.
Après une bonne heure de détente au calme, il tend ses mains en avant et plisse les yeux pour percevoir les flux d’énergie résiduelle flottant au dessus des habitations. Il laisse alors son être profond, son besoin, sa nature immuable, aspiré le flux au travers de ses paumes ouvertes. Il perçoit alors un léger picotement dans ses chaires, suivi d’une douce et tendre chaleur, qui remonte dans une discrète chatouille, un léger frissonnement, le long de ses membres pour passer le nœud de ses épaules et descendre dans son abdomen. Là, tel une jauge de réservoir hydraulique, il sent ses réserves se remplir, du bout extrême des ongles de ses orteils, pour remonter jusqu’au bout de ses cheveux qui se hérissent alors statiquement. Un sentiment d’extase s’empare alors de tout son être, et il se laisse aller à un râle jouissif, qui se perd aussitôt dans la masse sylvestre alentour. Au même instant, il entend fuir une harde de sanglier qui s’approchait sans doute de la lisière. Sitôt, il chut sur son postérieur sous le relâchement soudain de ses quatre membres !
Un calme étrange et brusque survint alors. Plus un son n’émanait du bois, plus une feuille ne bruissait, comme si le temps s’était instantanément interrompu ! Un nouveau frisson lui parcouru le dos, mais les omoplates cette fois, et il savait que cette sensation n’avait pas la même signification. Il y avait quelque chose d’inconnu pour lui à proximité, quelque chose qui devait l’observer, ou le sonder…
« Il y a quelqu’un, demanda t’il tout bas ? N’ayez pas peur, vous pouvez vous montrer, qui ou quoi que vous soyez… Je ne vous veux aucun mal. » Il n’y eut pas de réponse, mais il fallut encore de nombreuses minutes pour que la vie semble reprendre dans le paysage. Il se releva alors lentement et repris la marche le long de la forêt, pour rejoindre le banc du bout de l’autre rue y menant.
La bruyante quiétude de la nuit sauvage était revenue, et il se rassurait de cet état de fait, sachant trop la valeur de la vie, de sa magie, et de sa force. Un écureuil sauta soudain devant lui, lui infligeant une gentille et facétieuse frayeur... Une centaine de mètres plus loin, il commença à percevoir le banc de bois au loin, et une personne y était visiblement installée, bien que la pénombre ne permettait pas d’en jurer, cela pouvant tout aussi bien être une grosse branche tombée, ou un animal broutant devant ou derrière celui-ci. Il le perdit à nouveau de vue dans un petit virage derrière un bosquet, respirant profondément pour se prémunir d’un mauvais mot, d’une réaction mal perçue, dans la proximité de cette rencontre inattendue. Voyant mieux le siège de bois désormais, il nota comme une différence notable dans la scène : il y avait bien quelqu’un, mais cette personne semblait allongée sur la planche, les membres relâchés contre terre.
Approchant lentement pour ne pas effrayer la personne présente, il fit mine de ne pas l’avoir vue. Pourtant, Herbert sentait qu’il y avait un problème, quelque chose clochait que son empathie naturelle ne semblait pas vouloir lui épargner. Avançant jusqu’au banc, il découvrit une jeune femme sans connaissance. Regardant alentour, instinctivement, comme pour voir si ce n’était pas une mauvaise farce ou un guet-apens de petits voyous, il ne perçu rien d’anormal, si ce n’était le calme à nouveau trop pesant. Les lumières de la proche maison étaient éteintes également, il était seul avec cette jeune personne. L’examinant rapidement, il en conclu – outre le fait qu’il ne la connaissait pas même de vue – qu’elle était blessée au bras et avait saigné, quelques gouttes étant déjà presque séchées sur le sol. Mais la plaie ne suintait plus, malgré le fait que la scène semblait récente, tout du moins des souvenirs qu’il avait de l’aperçu distant d’il y a peu. Il se saisit de son poignet et y détecta la présence d’un pouls apparemment normal. Dormait elle ? Etait elle évanouie ? Malade, peut-être ?
Que faire ? Si il appelait les secours et les attendaient sur place, il allait être interrogé sur sa présence dans le bois. Si la jeune femme avait été agressée, la police l’inquièterait sans doute. S’il l’éveillait lui-même et qu’elle réagisse mal ou crie, cela n’arrangerait guère mieux ses affaires. Et puis, il n’avait pas envi de voir sa petite vie bouleversée après toutes les difficultés qu’il avait rencontrer avant de se retrouver au calme… Mais il ne pouvait se résoudre à la laisser ainsi. Utiliser son portable ? Il serait aisé de remonter jusqu’à lui, et la cabine du village n’existait plus depuis un moment. Après quelques instants de réflexion, il sortit de sa poche un calepin et un stylo. Les deux venant d’une grande surface à dix kilomètres de chez lui, il serait bien improbable d’en retrouver le propriétaire. Notant rapidement quelques lignes, il détacha la feuille qu’il essuya dans l’herbe humide avant le s’en ressaisir à l’aide d’une feuille d’arbre. Essuyant rapidement ses traces de pas avec une branche d’arbre, il sauta sur l’herbe grasse pour ne plus laisser d’empruntes, et fila vers la première demeure éclairée. Il glissa son papier sous la porte, et appuya rapidement sur la sonnette de l’entrée avant de sauter le muret et d’avancer à quatre pattes jusque derrière la haie où il allait observer discrètement la scène à venir.
La porte s’ouvrit alors sur un homme d’age mur qui, croyant à une mauvaise farce referma la porte. Il y découvrit alors le mot et le lut : « Une femme est allongée inconsciente sur le banc pas loin, appelez les secours ! ». Il rouvrit la porte et regarda en direction de la forêt pour constater la véracité des faits. Appelant son épouse, il alla vers l’endroit indiqué tandis qu’elle allait appeler les pompiers. Herbert quitta alors sa cachette pour rentrer rapidement chez lui…
Au lendemain, il reçu la visite de la gendarmerie, comme tous ses voisins, pour une enquête de voisinage en vue de savoir s’il n’avait rien remarqué d’étrange. Il répondit bien entendu que non, et profita de demander ce qu’il avait bien pu se produire pour intéresser la marée chaussée. L’homme, bien que n’entrant pas dans les détails, lui indiqua qu’une jeune femme avait été agressée dans le bois, et qu’elle avait perdu beaucoup de sang, puis passa à la maison suivante.
Après une bonne heure, Herbert se décida à céder la place à sa curiosité et se prépara pour une petite marche avant de prendre le chemin de la forêt par là où il était rentré la veille au soir. Plus rien ne laissait présager qu’il s’y était passé quelque chose, et il alla simplement s’assoire quelques minutes sur le banc afin de tenter de s’imprégner de ce qui avait bien pu se passer ici. Après une minute et demi, un homme d’apparence élancé, aux traits fins et au teint pâle d’une quarantaine n’année s’arrêta pour s’asseoir à ses cotés. Malgré les nombreuses heures qu’il passait sur le chemin de ce lieu, Herbert ne l’avait jamais encore rencontré ! L’homme le salua et il lui répondit poliment, et sans méfiance réelle. Toutefois celui-ci semblait désireux de discourir avec lui, il ne l’en empêcha point.
« Vous vous promenez souvent par ici ?!? – Ça se voit tant que ça ? – Non, je vous y ai surpris en fait ! Herbert s’interloqua un instant. Qu’est ce qu’il entendait par là ? – Que voulez vous dire ? Vous me suivez ? – Non, guère cela ! Enfin, depuis hier seulement, et par hasard en plus ! – Expliquez vous, s’énerva Herbert soudain un peu inquiet ! – Ne vous énervez pas, il n’y a pas de quoi. Ce serait plutôt à moi de m’énerver en fait. – Qu’est ce à dire ? – Je veux simplement dire que j’ai remarqué ce que vous… êtes ! Et que vous m’avez quelque peu interrompu dans la pratique de ce que JE suis… – Comment ça ? Expliquez vous et cessez de tourner autour du pot ou je m’en vais sur le champ ! – Votre contrôle n’est pas très bon, mon ami, mais je ne vous en tiendrai pas rigueur ! – M’en tenir rigueur ? C’est trop fort ! – Bon, calmez vous que je puisse m’expliquer… Je n’ai pas l’intention de vous attaquer ou de vous nuire… – Soit, je vous écoute. Il resta toutefois dubitatif. – C’est vraiment par accident que j’ai remarqué votre présence, hier au soir. Au début, j’ai songé à vous utiliser, mais j’ai rapidement été témoin de votre état, et de votre imagination pour rester ce que vous êtes tout en faisant en sorte de faire le moins de mal possible… On est finalement assez semblables tous deux ! – Vous voulez dire ??? – Je veux dire que je suis également un vampire, oui, mais pas le même genre que vous. Il sourit calmement avant de reprendre : Vous êtes un psychique, c’est une certitude, et vous en êtes parfaitement conscient, mais moi, je suis… plutôt un physique, un peu comme dans les légendes ancestrales. – Vous ? … Vous voulez dire que les vampires de sang existent aussi ? – Exactement, même si nous ne sommes pas aussi… spéciaux que ceux de vos romans modernes. – Mais… il fait plein jour ! – Voilà, par exemple. Nous n’avons rien contre la lumière, y étant juste plus sensible que la moyenne, tout comme vous, n’est il pas ? Et puis, nous sommes juste un peu moins efficace de jour. Mais nous sommes bien plus rare que vous, les psychiques ! – Merde, c’est pas vrai… c’est vous qui avez fait ça à cette pauvre fille ? – Pas de sentimentalisme excessif, je vous prie ! Elle n’est pas morte, loin de là, elle s’est juste évanouie à la vue de son propre sang… j’ai à peine pu y goutter ! En fait, je ne prends jamais plus que de besoin, et je m’arrange généralement pour que ma… victime… oublie m’avoir rencontrer et n’ai souvenir que d’un malaise ou d’une baisse de tension – bien compréhensible avec un demi litre de sang en moins –. – Vous les hypnotisez ? – En quelque sorte, oui… certains appellent ça Mesmérisme, ou hypnose animale. – Vous vous transformez aussi ? – Non, ça c’est du folklore, bien que je soupçonne certains de mes ancêtres d’avoir pratiquer la métamorphose comme le font certains shamans, mentalement… Nous ne volons pas non plus, mais nous avons appris à être discrets, à observer en silence, à changer d’identité… – Vous… êtes immortels aussi ? – Non, rien ne l’est vraiment ! On est juste un peu plus fort et un peu plus résistant, et nous vivons ainsi un peu plus longuement que la moyenne. Mon père, par exemple – car notre sort à nous se transmet par hérédité, là où le votre semble aléatoire ou choisi –, a vécu près de cent cinquante ans… ce qui est déjà fort long dans un monde aussi abîmé… – J’en conviens, mais… – Pourquoi vous raconter tout ça ? Hmmm, j’ai juste eu l’impression d’être face à quelqu’un apte à comprendre… Il est si rare de trouver à qui parler de son état, de sa nature, sans être pris pour un fou, un malade ou un psychopathe asocial ! Enfin voilà, je vais vous abandonner maintenant, et reprendre ma route, j’ai encore à faire… Ravis de vous avoir rencontré, monsieur… au plaisir, et peut-être à bientôt. »Il se lava alors et Herbert en fit de même pour le saluer. En se redressant il fit tomber son bâton de marche ! Rapidement, il le récupéra, puis se redressa en tendant la main en direction de son étrange interlocuteur, mais celui-ci n’était plus là. Il regarda partout autour de lui, mais il n’était nulle part à l’horizon… 5/16/2007 Ces héros méconnusCes héros méconnus :
Chaque matin, dès l’aube, ils tendent bras et bougent : Tirent leurs peaux dormantes, et mettent pieds à terre. Leur courage, méconnu, chaque fois réitèrent : S’affairant, volontaires, tout au fond de leur bouge.
Les épreuves passées ont forgé leur destin, Gravant en eux la faim, l’horreur, ou la misère, Imprégnant l’avenir des ces maigres chimères : Volant tous leurs espoirs, échappés de leurs mains.
Leur force est imposée, de ne vouloir périr : Luttant tant que possible, en hommage, ou respect ; Aux regards incrédules, de leurs actes suspects,
A rester fier et droit, avançant sans arrêt, Un pas après un pas, malgré tous leurs regrets, Souriant, refusant, à jamais, de gémir…
15 Mai 2007
HCL 5/6/2007 Catastrophe !Bon, ben voilà, le jour n'est pas aux réjouissances ! La nouvelle (certitude que j'avais déjà depuis quinze jours et plus) vient de tomber, officielle et tranchante comme le couperet de la guillotine venant de reprendre du service en France : Sarko est au pouvoir ! Je me sens dans un état catastrophique et je ne sais pas si je vais réussir à avaler quelque chose ce soir !* J'ai envi de hurler, j'ai envi de pleurer, j'ai envi de tuer, mais rien ne sort plus que de la rage muette, une honteuse et puissante vague de dégoût sur notre pays que j'aimais tant et qui me déçoit une fois de trop, ne sort plus de moi. Je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus quoi penser, je n'arrive plus à espérer. Mon avenir semble s'enfoncer dans les méandres de l'horreur, d'après ce que j'entraperçois à l'horizon... L'avenir est sombre, bien sombre, ténébreux... Le mien, mais aussi celui du pays ! Je n'ai plus l'espoir que survive mon activité, et je me demande combien de temps je vais réussir à supporter ce fait, à lutter encore pour essayer de garder la tête hors de cet océan de purin qui me submerge tel un tsunami attendu, mais inévitable. Je suis sombre, ce soir, plus que cela, en fait, je suis mort en dedans ! Quelque chose s'est cassé, et cette chose - qui vient de s'effriter et de tomber en poussière, glissant entre mes doigts pour sitôt s'envoler dans une bourrasque d'un vent violent, puissant et mortifiant - avait pour nom espoir... Ma dernière note d'inspiration n'a pas même eu la force des pieds constants et rythmé. C'est presque une prose, à l'image de la noirceur que je laisse ressortir par ces lignes glaciales, à peine rimée, suintant le dégoût et l'amertume. Catastrophe Cœur en berne, dégoût de tant d’inconscience Comment puis je faire parti d’un pays aussi con ? Comment puis je tant apprécier cette langue de médisance ? Comment tant ont-ils pu oublier qu’on les prend pour des pions ?
Y a-t-il encore quelque chose qui vaille la peine Que l’on se batte, que l’on survive, que l’on résiste ? Comment sortir de cette embrouille que l’on se traîne, Face à ces imbéciles qui persistent ?!? 5/2/2007 Pour ce WE
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