Quentin's profilePetit voyage dans la têt...PhotosBlogLists Tools Help

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    8/26/2007

    Quand je m'essaye à la Fable...

     

    La Fleur et le Loup


    Dans un grand pré d'alpage, coloré de printemps,

    En nature sauvage, loin des hommes et des champs :

    Une fleur esseulée se morfond, dans son coin,

    De n'être point sciée, par une dent à foin.


    « Pourquoi, en ce lieu, où je me vois soumise,

    Aussi près des cieux, aucun être ne mise,

    A brouter dans mes chairs, à lécher mes pétales,

    Comme est fait de mes frères, même si m'est fatal ?


    Même pas un mouton ne vient humer ma fleur,

    Même pas un glouton pour vouloir me faire peur !

    Suis je donc repoussante au point de dégoûter,

    Mon odeur trop prenante, pour autant rebuter ? »


    Arrive alors un loup, au pelage affolant,

    Et recherchant le goût d'un jeune être innocent.

    Par la fraîche rosée, des pétales, attiré

    S'approcha, attisé, par l'odeur enivré.


    « Que veux tu, belle enfant, » demande alors la bête ?

    « Un petit peu d'allant ! Je veux être à la fête !

    Un peu d'attention, savoir que l'on me voit,

    Une bise de front pour n'aérer que moi ! »


    « Ma foi, si tu y tiens, je te cueille à l'instant,

    Au velours de ma main, ici même te prends... »

    Comment telle offre faite pourrait elle éconduire,

    Tandis que sa vie guette ainsi se voir séduire ?


    Le loup sortit sa langue et l'enroule à la tige,

    Quand frisson sous la gangue, fit que la fleur se fige.

    Il l'accueillit alors, dans un regain d'ardeur,

    Tirant sur le vert corps, en arrachant le coeur !


    Dans un râle éperdu disparaît l'innocence,

    De la belle inconnue, qui rangea sa prudence,

    Pour connaître l'égard d'un petit profiteur,

    Qu'on ne prie point trop tard de cueillir une fleur...


    26 Août 2007


    HCL

    8/22/2007

    Enfermé...

     

    Enfermé...


    Il a perdu tout son mordant,

    Perdu son joli coeur ardant !

    Il a cédé aux idées noires,

    Qui ont grignoté ses espoirs !

    Maintenant il est trop aigri,

    Pour voir le monde autre que gris !

    Il a sombré dans la routine :

    Un automate, une machine !

    Il aimait trop rêver, aussi

    N'a pas toujours été ainsi :

    Ses idéaux étaient trop beaux,

    Son drapeau hissé par trop haut !

    Il abandonna le combat,

    Pour avoir été battu froid :

    Une fois de trop pour son âme,

    Une fois de trop par ces dames !

    Il est certain que désormais

    Sa face est froide à tout jamais,

    Désabusé par cette lutte,

    Qui l'a entraîné vers sa chute !

    L'attention, il n'en veut plus :

    En dépression, il s'englue !

    Il a fini par s'emmurer,

    Il a fini par s'enfermer !

    Ce qu'il voulait, il s'y refuse :

    Cette tendresse, il l'a recluse !

    Jamais plus ne pourra aimer :

    Ce coeur meurtri, abandonné !!!

    22 Août 2007

    HCL

     

    Deux-trois mots

     

    Deux-trois mots


    Froideur,

    Pas un mot.

    Loquace,

    Il n'est plus !


    Raideur,

    Sang pas chaud.

    Vorace,

    Abattu !


    Langueur,

    D'artichaut.

    La glace,

    N'a fondu !


    Rigueur,

    D'anormaux.

    Vivace,

    Coeur fourbu !


    Lenteur,

    À pas sots.

    Fugace,

    Mais pas vu !


    22 Août 2007

    HCL  

    Il fut un temps lointain...

     

    Il fut un temps lointain...



    Il fut un temps, oui, où il savait respirer.

    Il fut un temps où il savait encore penser.

    Un temps certain, où ses sentiments l'assaillaient.

    Un temps lointain, où il pouvait tout endurer.


    À un moment, il avait cru pouvoir aimer,

    Avoir le choix, à ça, de se laisser aller.

    Mais constamment, une phrase le rattrapait,

    Il n'avait pas encore choisi de s'emmurer !


    À une époque, il pensait pouvoir éviter,

    Cet étrange destin qu'il voulait refuser.

    Jusque dans la douleur rester, il choisissait,

    Ne voulant, à jamais, solitaire demeurer.


    Il fut un temps où il savait encore jouer.

    Il fut un temps où il savait tout apprécier.

    Malgré tous les coups durs, souvent il souriait,

    Malgré les coups, qui finiraient par le briser !


    À un moment, il espérait concilier

    Sa volonté avec ces mots à accepter.

    Un temps certains, à ce sujet il méditait.

    Un temps lointain, il avait cru y arriver.


    À une époque, il savait encore espérer

    Des lendemains dans lesquels il pourrait chanter.

    Mais constamment, dans le miroir, il revoyait

    Les mêmes images, qui ne pouvaient le quitter !


    Il fut un temps où il voulait tout contempler.

    Il fut un temps où, à tout, il voulait goutter.

    Jusqu'au bout de ses forces, à lutter il voulait :

    Ne voulant, dans le dépit, ne jamais sombrer.


    Il fut un temps où il se prenait à rêver,

    À un moment qu'il pourrait enfin apprécier,

    À une époque où une étincelle luisait,

    Un temps lointain où la vie pouvait exister !


    21 Août 2007

    HCL

    8/18/2007

    Suivre le prophétie ?

     

    Suivre la prophétie ?


    Dois je plier à la funeste prophétie :

    Couler mon coeur sous une chape de béton,

    L'ensevelir tout au fond d'un gouffre béant,

    Noyer le tout sous du magma en fusion ?


    Devrais je céder au destin et ses mancies :

    Quand tout proche du célèbre pays breton,

    Vit un espoir qui toutefois me bat méchant,

    M'affirmant ne me bercer que d'illusions ?


    Quand je sais l'influence de la volonté,

    Que l'avenir ne se borne pas de prédits,

    Que la terreur engendre souvent le rejet :


    Je veux garder mon espoir et ma dignité,

    M'attacher à mes sentiments, mes ressentis,

    Ouvrir mon esprit à quelques nouveaux trajets !!!



    17 Août 2007


    HCL

     

    Les mots du bout des ongles

     

    Les mots du bout des ongles



    Il n'est point besoin de couteau

    Quand les ongles sont acérés,

    Que les doigts traversent la peau

    Pour le muscle rouge arraché !


    Et quand la poignée est extraite,

    Par le bras suintant de sang :

    La douleur n'en est point défaite,

    De par la mort de l'homme enfant !


    Cet élan crispant de terreur,

    Irradiant le torse en feu,

    N'est peut-être que de la peur

    Ou un simple et sadique jeu,


    Mais il n'en demeure pas moins

    Que le soupir emprisonné

    Ne disparaîtra pourtant point,

    De ce massacre mâtiné !


    Le thorax alors éventré :

    En ce trou béant, en plein air,

    La douleur se voit comme un pré

    Irisé, attaché aux nerfs...



    17 Août 2007


    HCL  

    Larme de roche

     

    Larme de roche



    Le front se raidit tandis que l'intérieur se durcit.

    Sur le coin, la goutte roule vers la sortie.


    Salée par le vent marin, la rosée glisse sur le galet,

    Mouillant tout du long le lisse rocher rosé.


    La tension s'électrise comme une imperceptible angoisse,

    A mesure que s'avance inexorablement le temps qui passe.


    Et à l'instant critique, alors que le froid monte,

    Quand le piquet durcit et plus rien ne raconte,


    Que les chevaux s'éloignent sans se retourner

    Sous le triple galop d'une fuite annoncée,


    Il reste cette perle qui grossit de trop,

    Pour finir écrasée au fond du caniveau...


    15 Août 2007


    HCL

    8/2/2007

    Deux troncs

     

    Deux troncs


    Étalés dans le pré, les deux rondins, peaux dures,

    Corps bien allongés, milieu de verdure :

    Collés l'un contre l'autre en voisins éternels,

    Loin du regard des nôtres, trop conventionnels.


    Poussés au vent soudain, sur le versant pentu :

    Roulant ainsi de l'un à l'autre par dessus,

    Jusqu'en bas de la côte où attend le rocher,

    Recollant, côte à côte, les écorces brisées !


    Sous l'armure, à l'envi, qui s'est enfin vue fendre,

    Se met à jour, ainsi, le frais bois au coeur tendre,

    Sur le tapis de feuilles, les deux sèves mêlant !


    Nulle raison de deuil en fin de cet élan

    Des comparses, improbables, unis par le hasard

    Sur cette terre arable où ils resteront tard...




    2  Août 2 0 0  7

        HCL 

    8/1/2007

    Un pas en avant, un pas en arrière...

     

    Un pas en avant,

    un pas en arrière...




    J'ai l'impression d'essayer de me convaincre !

    Mais de quoi, de rester là ou alors partir ?

    Est ce mon seul esprit qu'il me faut céans vaincre,

    Où alors ce chemin ne fait que m'éblouir ?


    Je mets dans l'escarcelle, plus que ma simple vie,

    Car il est questions qui dépassent l'ego

    Touchant aux êtres chers, mais aussi à l'envie,

    A quelques passions, mais aussi au boulot.


    Dois je faire une liste, tout catégoriser,

    Classer les « pour » et « contre », compromis et refus ?

    N'est ce pas dès alors, à sombrer dans l'excès :


    Cherchant par analyse un sentiment perdu ?

    Et dans le désarroi d'une âme interrogée,

    Les signes espérés sont ils déjà parus ???




    31 Juillet 2007


    HCL

    Juste derrière

     

    Juste derrière



    Mon petit monde :

    Mon petit univers,

    Mon confort d'inconfort.


    Terre féconde :

    Terre de sable et pierre,

    Terre d'un roi peu fort.


    Quelques secondes :

    Quelques lignes de vers,

    Quelques instants dehors.


    Forêts profondes :

    Forêts de feuillus verts,

    Forêts de fables, encore.


    Là est mon conte :

    Là mon coeur qui s'enterre,

    Là mon âme s'endort.


    Rien qu'une onde :

    Rien que puisse faire,

    Rien qui soit de l'or.


    Mais c'est mon monde :

    Mais j'en suis plutôt fier,

    Mais je cherche un accord...


    31 Juillet 2007


    HCL

    De la joie à la question...

     

    De la joie à la question....



    La belle a poussé la porte :

    Le coeur a laissé passer,

    Les sentiments que j'emporte,

    Là où la peau a brûlé,

    Là où le mur est tombé...


    Y a t il des choses : à dire ?

    Y a t il des choses : à taire ?

    Y a t il questions pires ?

    Y a t il actes à faire ?

    Y aura t il des mystères ?


    Dans nos éphémères vies,

    Dans les pensées qui s'entêtent,

    Demain sera t il aussi

    De ces jours nés pour la fête,

    De ceux gravés en nos têtes ?


    Immense dérision,

    Instants de doutes puissants,

    Innombrables questions :

    Irrésistible est l'allant ;

    Il faut que je sois charmant !


    En quoi mes journées, cruelles,

    Et mes vides qualités

    Élêveraient, potentiel,

    En moi d'autre habileté

    Et nouvelles facultés ?



    31 Juillet 2007

    HCL

     

    Oyez ! Oyez !

     

    Comment dois je le leur dire ?



    J'ai essayé le subtil,

    Mais leur cerveau est trop gros :

    Tant que ce n'est pas « utile »,

    Ça dérange leur ego !


    C'est sûr, je n'ai pas de voix,

    Mais je me suis exprimée !

    Depuis le temps qu'ils sont là,

    Je pensais qu'ils comprendraient...


    J'ai pleuré tous mes nuages,

    Et cela n'a point suffi !

    J'ai tonné toute ma rage,

    En orages, en eau de pluie !


    J'ai soupiré tout mon vent,

    J'ai décuplé les tempêtes,

    J'ai mélangé tous les temps,

    Mais malgré ça ils s'entêtent...


    J'ai pissé tous leurs poisons :

    Dans leurs réserves potables !

    Dois je noyer mes poissons ?

    Ou est ce encore acceptable ?

    Ils me pillent, ils me saccagent,

    Gaspillant tous mes cadeaux !

    Ils me violent, et ils m'outragent...

    Dois je leur brûler la peau ?


    Quels maux dois je encore hurler,

    Pour qu'enfin ils me comprennent ?

    Combien de lave expulser,

    Pour que ma leçon s'apprenne ?


    Ils m'ont tant parasité,

    Que j'en perds toute patience :

    Les courants, vais arrêter

    Et retirer ma confiance,


    Laisser s'exprimer mon ire

    Et geler de mon humeur,

    Sans sentiments revenir

    Et glacer jusqu'à mon coeur !


    S'ils n'ont toujours pas compris :

    Il faudra que je sévisse

    Et du résultat, tant pis,

    S'il faut aussi qu'ils périssent...



    31 Juillet 2007


    HCL